Hier matin, je me suis embarquée pour un voyage de deux mois, en terre inconnue. Je suis partie de Paris bien chargée, avec bien du mal à monter les escaliers, mais
je suis arrivée à l’aéroport sans problème majeur, à part un début d’ampoules sur les mains !!
La première chose a été de trouver où enregistrer mes bagages, parmi la foule de compagnies aériennes et de gens. Heureusement, je suis tombée assez rapidement sur
AirCanada et le vol pour Montréal. Ayant déjà fait mon enregistrement sur internet avant (héhé futée la fille !) je n’ai eu qu’à enregistrer mes bagages, qui pesaient respectivement selon
eux, 20 et 17 kg, ce qui fait pas mal…. Voilà qu’arrive alors l’étape de la sécurité…. Moi qui ne sais pas du tout comment faire j’essaye d’observer et de reproduire…. Tout les monde enlève son
manteau, sort son portable, son ordinateur, son appareil photo et le met dans un plateau. Pareil pour les sacs, et les chaussures pour certains. Quand arrive mon tour, je pose mes affaires dans
les plateaux, et quand la garde voit mes chaussures, avec des boucles, elle me conseille de les retirer pour ne pas sonner (c’est sûr, au retour, je mets mes baskets !!). Je passe
tranquillement, sans problème, puis dois me dépêcher de tout ranger avant que les plateaux du suivant ne passent les rayons X (très pratique pour les chaussures…).
J’ai alors une heure à attendre avant l’heure d’embarquement inscrite sur mon billet. Je fais deux trois tours dans les boutiques duty free, et puis je m’assois et
attends…. Dix minutes avant l’heure indiquée sur mon billet, je me rends à la porte où je dois embarquer, où je me rends compte que tout le monde attends déjà depuis longtemps. Assez rapidement,
tout le monde est embarqué, je me dirige alors dans la passerelle vers l’avion. Il est là, énorme, et j’y pénètre, un steward m’indiquant que ma place est plus loin sur la droite. Je passe dans
la première classe….. Et bah c’est le cas de le dire, c’est la classe ! Quand à moi, je suis près du hublot, deux jeunes filles sont sur la même rangée que moi. Elles s’amusent à se prendre
en photo dans l’avion. Du hublot, je peux voir l’un des réacteurs, ainsi que l’aile de l’avion. C’est impressionnant, c’est énorme ! On attend plus d’un quart d’heure avant que les écrans
situés dans les têtes des sièges précédents ne s’allument et dictent les consignes de sécurité. Et moi qui croyais que ça serait comme dans les films, avec les hôtesses qui montrent les sorties
et tout…. Même pas… Encore un temps d’attente avant que l’avion ne se mette à rouler doucement vers la piste de décollage. Pendant qu’il attend son tour, on
peut voir les avions précédents s’envoler juste à côté, et je me dis que bientôt ça sera nous. Près d’une demi-heure après s’être installés dans l’avion, il prend enfin la piste d’envol. Il se
met alors à rouler très vite, et après quelques instants, je vois par le hublot que le sol s’éloigne !!! Ça y est ! On a décollé !! Mon premier décollage !! La terre s’éloigne
de plus en plus, on voit Paris, puis les nuages, on les traverse, c’est magique ! On a l’impression d’être dans du coton !! Moi qui ai toujours rêvé de toucher un nuage, ils sont à
portée de main ! Et puis on les dépasse, et on continue à voler au dessus d’eux. Ils forment une mer blanche et cotonneuse, et parfois, dans un trou, on voit le sol, tout petit.
Les écrans s’allument, indiquent qu’il suffit sont tactiles et qu’on peut regarder différentes choses. Des écouteurs sont distribués pour cela. Je choisi un film, et
puis voilà qu’on nous sert un déjeuner. Le film s’arrête pendant que le personnel passe…. Sympa…. Je choisis le plat au poulet. Il est accompagné d’une salade de crudités, d’un morceau de pain et
d’une part de brownies au chocolat. Ça tomba bien, j’avais faim ! Je mange, puis le personnel repasse pour les poubelles, et je peux enfin regarder mon film !! Presque une heure est
déjà passée depuis l’embarquement. Etant au dessus des nuages, le soleil brille. Pas de chance, il a décidé de briller vers moi, ce qui fait que j’ai un peu de mal à discerner ce qui se passe sur
mon écran. Mais tant pis. Régulièrement, hôtesses et stewards passent dans les rangées pour proposer à boire. Le temps passe, je regarde mon film. Il se finit, ça fait déjà plus de trois heures
de vol, mais il en reste encore 4 !! Je lance un autre film. Ça passe le temps, mais je commence à m’engourdir des fesses. .. On nous distribue des
petits sachets de gâteaux apéritifs, pour nous occuper. Sur le hublot extérieur, des petits cristaux de glace se sont formés, on dirait des petites étoiles, c’est joli. Je me mets à regarder des
épisodes de séries policières, ah, je les ai déjà vu, bon tant pis…. On nous distribue une sorte de panini pour la collation du soir. Il est déjà plus de 19h…. puis on nous donne une feuille à
remplir et à donner à la douane en arrivant à terre, pour signaler tous objets achetés au duty free, genre alcool. Il nous reste une heure de vol…. Le temps commence à paraitre long quand même.
Mais c’est drôle, on a du suivre le soleil, parce qu’il brille toujours pareil. A plusieurs reprises, il y a eu des turbulences, on a demandé aux gens debout de s’assoir et de remettre leurs
ceintures. Ce n’est pas trop rassurant quand même…. Enfin, on nous dit que l’atterrissage est proche. Je sens que l’avion commence à descendre. Je vois que
mes deux voisines n’arrivent pas à se prendre toutes les deux en photo, je leur propose mon aide, elles ont l’air ravies. Elles en profitent pour me demander de leurs prendre les nuages et l’aile
de l’avion en photo. On repasse sous les nuages, la Canada apparait !! On voit le Saint Laurent, enfin je crois, il est gelé sur ses bords !! Et pourtant il fait une de ces
largeurs !! Les morceaux de plaine sont enneigés. Arrive la ville. Toute carrée et bien rangée, sur le modèle américain. Ça parait un peu triste du coup. On continue à descendre. On passe
tout près d’une route, puis les roues touchent le sol de la piste. On n’entend pas de bruits, on le ressent à peine. On freine, on est arrivés ! Ça y est, je suis au Canada. Je cherche
désespérément à avoir du réseau, mais y en a pas, et je me dis que ça doit être parce qu’on est dans l’aéroport.
Tout le monde descend de l’avion, le personnel nous dis au revoir et bonne journée. C’est bizarre, pour nous il est déjà 20h…. Mais à Montréal c’est une belle fin
d’après midi ensoleillée. On se dirige vers la douane. On donne son passeport et le papier rempli dans l’avion. Le douanier voit que je suis là pour un stage, me demande si j’ai fait une demande
de permis de travail. Je lui dis oui et lui montre le papier. Il me dit d’aller à l’immigration pour qu’on me donne mon permis définitif. Je n’ai qu’une heure vingt avant le départ du vol pour
Québec…. Je prie très fort pour avoir le temps…. Au bout d’à peine une dizaine de minutes, j’ai mon permis de travail. Je me dirige donc vers l’arrivée des bagages…. Et là je me dis que rouge
c’était peut être pas une si bonne idée…. Parce que je suis pas la seule à l’avoir eu !! Et je suis pas sûre de pouvoir reconnaitre mes bagages dans le tas… en plus, après environ dix
minutes à attendre et chercher, je me rends compte que je me suis trompée de tapis, je suis sur le vol AirFrance, et pas AirCanada… ah bah bravo Elise !! Je me dirige en vitesse vers l’autre
tapis, et retrouve assez rapidement mes bagages, en fait ce sont les plus neufs… Il est déjà 17h et le vol pour Québec part à 17h40…. Je me dépêche de
rejoindre le bureau des correspondances, où je dois faire la queue pour que mes bagages soient enregistrés et partent sur le bon vol. quand je passe et que la dame voit que mon avion doit partir
dans une demi-heure, elle me dit de courir jusqu’en haut et de dire que je suis en retard, pour passer plus vite. Je pose mes bagages sur le tapis, et me demande pourquoi j’ai pas le droit à de
nouveaux autocollants, pour mon nouveau vol, comme ceux d’à côté. Je monte en vitesse, je dois traverses tout l’étage avant d’arriver à la porte indiquée sur mon billet. Je me présente et dit
qu’on ma dit de dire que j’étais en retard pour passer. On me répond que y a plein de gens en retard, alors faudra que je fasse la queue comme les autres. Et elle est longue la queue !! J’ai
pas l’heure sur moi, mais j’attends 5 bonnes minutes avant de passer. Et là, c’est à nouveau la sécurité !! Re comme à Paris, avec les plateaux, les chaussures et tout !!! Et moi qui
suis déjà en retard…. Je me dépêche, et manque de pot, y’a une de mes chaussures que j’arrive pas à remettre…. Tant pis, je continue avec ma chaussure à demi enfilée, cachée par la longueur de
mon pantalon. Je cours jusqu’à l’embarquement…. Trop tard, j’arrive il est 17h45, donc l’avion est parti depuis 5 minutes… je vais à un bureau de
renseignement AirCanada, où on me dis de prendre le vol suivant, pour lequel on me donne un billet. Il part à 18h !! Je demande pour mes bagages, on me dit que c’est automatique, elles
seront changées de vol. Je pense en moi-même que je suis même pas sûre qu’elles soient bien parties dans l’avion précédent, alors…. Je me dirige vers la porte d’embarquement, qui est bien sur à
l’autre bout de l’étage, sinon c’est pas drôle, et j’entends une annonce que c’est la dernière limite pour l’embarquement du vol pour Québec !! Je me remets donc à courir, en espérant ne pas
rater le deuxième avion…. J’arrive à temps, la première dame m’avait dit que j’étais ajoutée sans siège, qu’il faudrait donc voir à l’embarquement, où on m’attribue une place sans problème. Un
monsieur arrive en même temps que moi, je suis pas la dernière ! Je suis une personne qui me guide vers un tout petit avion sur la piste, dans lequel je monte. Je suis essoufflée et
trempée…. Vraiment sympa… Je m’assoie, l’avion est vraiment minuscule, y’a que 40 places !! Et il n’est même pas plein. Le monsieur à côté duquel je m’assoie me demande si je vais à Québec.
L’hôtesse nous donne les consignes de sécurité, cette fois avec les gestes et tout !! On attend un bon quart d’heure avant de décoller, un gros avion ayant un problème de manœuvre juste
derrière nous. Rien qu’avec les réacteurs qui tournent, l’avion tremble. On se dirige enfin vers la piste. J’ai un peu plus peur, avec un avion si petit, qui parait si fragile….
On décolle, dans un sacré boucan, je sens la montée de l’avion. Je suis pas du côté hublot, du coup je vois rien. Le capitaine nous souhaite la bienvenue et nous dit
qu’il y aura 37 minutes de vol pour arriver à Québec. L’hôtesse passe et offre un rafraichissement. Ça tombe bien, je meurs de soif. Du coup, je bois même les glaçons ! Le vol est rapide, on
arrive déjà. Mon voisin c’est endormi, je peux voir par le hublot. Il y a un début de soleil couchant sur les nuages, qui se colorent en rose et orange. Je me dis qu’au retour, vu l’heure, je
verrai peut être le coucher du soleil. L’avion descend, et on voit la terre. C’est entièrement enneigé !! Tout est blanc, même les maisons !! C’est autre chose qu’à
Montréal ! Il doit faire plus froid, ou alors c’est parce que c’est plus petit…. Quand on descend de l’avion, les bagages sont directement à côté. Il n’y a pas les miens…. Je m’en doutais de
toute façon. Je me dirige vers l’aéroport, me préparant à expliquer mon cas. Mais à côté des tapis sont posés des bagages qui doivent rester du vol précédent… Et il y a les miens !! Je suis
soulagée !! Je les embarque et sors de l’aéroport. Je réussis enfin à réenfiler ma chaussure, et me dirige vers les taxis.
Avant de partir, j’avais repéré l’hôtel le plus proche du Centre, et avais envoyé un mail pour réserver, auquel j’avais pas eu de réponse. J’ai noté l’adresse et
demande au taxi de m’y emmener. Une fois arrivée sur place, avec une note de taxi de plus de 20dollars, une dame sort de l’accueil et me demande si j’avais une réservation. Je lui dis que j’avais
envoyé un mail. Elle me demande de l’accompagner dans l’accueil, et me dis que toutes les chambres sont prises, ya plus de place, et pas de trace de ma réservation…. Il est plus de 19h à Québec,
donc minuit pour moi, qui commence à fatiguer. Elle propose de me rappeler un taxi, et quand je lui demande quel est l’hôtel le plus proche me dit de voir avec le taxi. Je la remercie et sors
attendre le taxi. Il arrive en quelques minutes et embarque mes valises. Je lui expose mon problème, mais il me dit que pour lui le plus proche la rue Semple, c’était celui la. Il me propose de
m’emmener voir un autre un peu plus loin dans la même rue, puis me demande si ça me gène pas que ça soit un vrai hôtel, celui auquel j’avais demandé étant un motel, moins cher. Je lui dis que
c’est pas grave, et il me dit qu’il voit un hôtel pas trop loin. En passant, il m’indique la direction de la rue Semple. Il me demande si je suis française, ça me fais sourire, mon accent est
visible pour eux. Il me dépose devant un hôtel, dont je me dis qu’il doit être cher, mais tant pis, et me dit bon courage. J’entre dans l’hôtel, toujours
aussi chargée, et la dame de l’accueil me demande si j’avais une réservation. Mon sang se glace…. Je me dis qu’il doit plus y avoir de chambres…. En fait non, y’a de la place. Elle me dit que la
chambre simple coûte 80dollars la nuit, soit 250€ pour 5 nuits, mais je m’en fous, je suis crevée et je veux pas repartir plus loin. Je remplis la fiche, et elle me donne la clé,
électronique !, de ma chambre et la direction. Je me retrouve encore devant un escalier…. J’ai du mal à le monter avec mes valises. Ma chambre est tout au fond du couloir. J’ai du mal à
rentrer, le temps que le clé soit mise en service et fonctionne. Je rentre et allume mon ordi, mais pas de réseau wifi. Je me demande comment prévenir que je suis bien arrivée, vu que mon
portable ne fonctionne apparemment pas au Canada… Je décide de descendre à l’accueil. J’ai vu sur les papiers qu’ils proposaient des adaptateurs pour les prises, j’en demande donc un, et demande
si elle connait le code pour appeler en France. Elle me répond non, mais me dis d’appeler le 411, les renseignements, et de demander. J’essaie, mais sans succès, le numéro ne marche pas. Je
stresse à l’idée que tout le monde doit se faire du souci. Il est près de 1h30 en France, mais seulement 20h30 ici. Je fouille dans les tiroirs et tombe sur un bottin. Bingo ! Les indicatifs des pays y sont !! J’essaie d’appeler la maison sans succès pendant plusieurs minutes, toutes les combinaisons que j’essaye me disant que le
numéro n’est pas correct. Je suis crevée et décide de me coucher, stressée à l’idée que tout le monde le soit en France. Vers 3h30 je me réveille. Je calcule, il est 8H30 en France. Je décide de
réessayer le téléphone. Après tout, ça venait peut être d’un problème du téléphone, comme la carte magnétique de la chambre qui a mis quelques minutes à fonctionner. Je compose le numéro, priant
pour que ça marche, quand j’entends la voix de Maman au bout du fil !! J’ai réussi !! Je lui cause quelques minutes, avant de me recoucher pour finir ma première nuit
québequoise…